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HISTOIRE


  PEUPLEMENT D'ORIGINE

 

 

Il semble bien que la connaissance de notre histoire se précise un peu avant l'arrivée des Celtes. Les Celtes venaient probablement du Jutland et des îles Frisonnes. Les Aulerques, tribu descendant des Celtes, suivirent la route qui emprunte les zones de bonnes terres à travers la Belgique, la Picardie, jusqu'à la Beauce et la Brie. Dans leur marche vers le Sud-Ouest, ils s'engagèrent donc dans la grande voie naturelle du nord aux Pyrénées, par Amiens et Rouen, en empruntant les plateaux de l'Eure. C'est en suivant ce parcours que les Aulerques rencontrèrent le massif Percheron. Cet accident du sol constitua pour eux une forteresse naturelle où ils s'arrêtèrent.

Après s'être fortement établis sur le massif Percheron, couvert de forêts et recelant les sources divines de nombreux cours d'eau, ils rayonnèrent dans les plaines environnantes en suivant le cours des rivières, en particulier de l'Eure, ou mieux celui de son affluent l'Iton. Les chefs Aulerques soumirent les tribus de Ligures qui vivaient par petits groupes séparés. Ainsi se forma une puissante fédération.

Les Aulerques se mélangèrent aux Ligures qui prirent définitivement le nom d'Aulerques et plus spécialement dans la région d'Evreux, celui d'Aulerques-Eburovices.

Les Celtes étaient probablement les derniers envahisseurs, avant les romains. Les traces de leur arrivée datent d'environ 500 avant Jésus-Christ.

  L'ÈRE GALLO-ROMAINE

 

 

Lorsque la Gaulle eut été conquise et réduite en province romaine, César ne bouleversa pas la répartition et le caractère ethnique des peuplades gauloises. Chaque nation constitua une républica. C'est-à-dire que le territoire habité par les Aulerques-Eburovices, composé de la campagne du Neubourg, la plaine de Saint-André, l'île de Grâce et d'Ouche, forma une civitas qui garda pour chef-lieu Mediolanum-Aulercirum, l'actuelle Évreux.

L'aristocratie des Aulerques adopta progressivement les modes de vie et de pensée des romains, au point d'en oublier la langue celte. Sa latinisation lui permit d'acquérir de hautes fonctions dans l'administration romaine et de suppléer ainsi à l'autorité des vainqueurs, de limiter l'apport de notables et de colons étrangers.

  SAXONS, FRANCS, SCANDINAVES ET VIKINGS

 

 

Bien que pas mal d'imprecision subsiste à leur sujet, leur présence est attestée. Cependant, on ne trouve, dans les documents anciens, aucune trace d'une implantation importante de leur part en pays d'Ouche.

  ROLLON, DUC DE NORMANDIE

 

 
Rollon, Duc de Normandie

La Normandie est née en 911 de la concession faite par le roi Charles le Simple au viking Rollon de terres situées sur l'embouchure de la Seine avec la ville de Rouen comme capitale.

Entre 911 et 933, Rollon et son fils Guillaume Longue Epée ont étendu leur pouvoir sur l'ensemble des pays de l'ancienne province ecclésiastique de Rouen constituant dans ses frontières presque définitives une des plus puissantes principautés du royaume de France largement ouverte encore sur le monde nordique.

Entre 923 et 936, grâce à un changement d'alliance en faveur du roi Raoul, Ils obtiennent un agrandissement de leur territoire. Ils reçoivent alors, entre Seine et Eure, et de ce fait le pays d'Avre et d'Iton qui vient accroître le duché de Normandie.

  FIEFS

 

 

LE BOULAY

Il était propriété des seigneurs des Essarts et fit partie du marquisat des Essarts-Avrilly lors de sa création.


GOURNAY

Le 30 octobre 1710, Guillaume Martel, seigneur de la Vallée, de Saint-Calais et de Gournay était nommé conseiller du roi, lieutenant-général ancien et particulier de police au bailliage d'Evreux, pour le vicomte de Breteuil.

Martel portait de gueule à trois marteaux d'or au label d'argent.


LA GÉRIAYE

Oudard de Pluviers, seigneur de la Gériaye à Francheville, reçut en 1569 de Martin Aifre, à Mortagne, aveu et dénombrement pour le fief de la Houlletière.

Vers 1575, Marin de Pluviers, chevalier, sans doute seigneur de la Gériaye, vendit l'Oraille à Ambroise d'Epinay.

De Pluviers, seigneur de la Gériaye, maintenu de noblesse le 6 avril 1667, portait de gueule à deux fasces d'argent, la première accompagnée de trois étoiles d'or.

En 1795, Erieult de la Gériaye était administrateur du district de Verneuil.


LA HAYE DE LUCEY

C'est un ancien fief auquel on donnait aussi le nom de Petits Bottereaux. La famille qui en portait le nom était puissante à la fin du XIIe siècle.

En 1198, Gillebert du Tanay était en fuite et son mobilier avait été vendu sept livres au profit du roi, à cause de la mort de Roger de Lucey dont il était sans doute le meurtrier.

Roger et Guillaume de Lucey avaient en 1210, l'un et l'autre, un hébergement, le merrain pour leurs moulins, le bois vif par livrée, le bois mort pour brûler sans livrée, enfin le panage gratuit.


LA HOUAILLIÈRE

Fut donné en 1387 à Monseigneur de Préaux, en contre-pleige, par les moines de Lyre.

En 1569, Martin Aifre présenta à Oudard de Pluviers, seigneur de la Gériaye, aveu et dénombrement pour le fief de la Houillère.


MALICORNE

Vers 1145, Garin de Malicorne est témoin d'une donation de Richard de Courteilles aux moines de l'Estrée. Quelques années après, Garin est diacre de l'évêque d'Evreux.

Gilbert de Malicorne a son hébergement et le merrain pour son moulin et pour sa chapelle en bois vif par livrée et en bois mort pour brûler et le panage quitte

Richard de Lieurey, sieur de Malicorne, est cité le 11 juillet 1450 dans une enquête faite dans le vicomté d'Evreux. Il avait en 1456 plein fief à Gaudreville-la-Rivière.

Guillaume de Lieurey, fils de Richard et de Robine d'Annebaut, se présenta en 1470 à la montre de Beaumont, en qualité de seigneur de Gaudreville, vicomté d'Evreux. Il devait être également seigneur de Malicorne comme son père et son fils. Il avait épousé la fille de Robert Campion, qui l'avait rendu seigneur du Cable et dont il eut, entre autres enfants, Jean seigneur de Gaudreville et du Cable et Pierre seigneur de Malicorne et de Malleville.

En 1508, Pierre de Lieurey acheta le fief d'Omonville. On a conservé deux baux faits par Pierre de Lieurey, seigneur de Malicorne, datés respectivement de 1518 et 1528. Il eut deux fils, Robert sieur de Malleville et Gilles seigneur de Malicorne et Omonville.

Gilles de Lieurey avait, avant 1532, hérité de son père. Il a les titres de Marcilly et Malicorne dans un aveu que lui rendit, en 1564, françois Durand, sieur des Salles et d'Auvergny. Le 18 novembre 1567, il fit hommage au roi à cause de son fief de Malicorne.

Élisabeth de Lieurey, fille de Georges, épousa Georges Alorge, sieur de Fumechon, auquel elle apporta la seigneurie de Malicorne. Le 15 juillet 1620, Georges Alorge, sieur de Fumechon, de la Herruppe et de Malicorne rendit aveu de ce dernier fief, assis à Francheville vicomté de Verneuil, à lui appartenant, au droit de damoiselle Élisabeth de Lieurey, son épouse. C'était un fief de haubert. Le seigneur de Malicorne avait le patronage de Francheville.

Gilles-Pierre Alorge, fils de Georges, rendit aveu pour Malicorne, le 27 juillet 1661. Deux ans plus tard, il est reconnu d'ancienne noblesse. Son fils Anne l'a remplacé en 1685, époque où il rend aveu pour Malicorne.

Un arrêt du 2 juillet 1689, entre le duc de Bouillon, un sieur de Malicorne et autres seigneurs, ordonne aux riverains de l'Iton de faire réparer chacun, au droit de soi, les chaussées d'icelle, de faire couper les bois et les herbes qui peuvent en retarder le cours.

En 1714, Agnès Mauduit, veuve de Gilles-Pierre Alorge, était remariée à Noël de Bretignières, conseiller du roi, maire et lieutenant de police de Verneuil.

Gilles Alorge, fils d'Anne fut reçu en 1737 capitaine de la brigade des gabelles, établie à Gisors. Il avait vendu Malicorne, vers 1720, à dame Claude de Berthelot de Belay, veuve de Martial Perron de Chamouzet, conseiller au Parlement de Paris, qui rendit aveu le 20 mars 1721.

Le 7 mai 1742, Claude-Humbert-Pierre de Chamouzet, chevalier de Dyan, Val-Thierry, Malicorne, etc.., rendit aveu pour le fief de Malicorne à lui appartenant à droit successif de sa mère, dame Claude de Berthelot, veuve de messire Martial Perron de Chamouzet.

Jean-Baptiste Daubenton, commissaire général de la Marine, rendit aveu le 29 avril 1750 du fief de Malicorne que lui avait vendu le sieur de Chamouzet, par contrat devant les notaires de Paris, le 2 juillet 1748.


PONT THIBOUT

Thibaut du Pont fut témoin, en 1207, d'une charte de Robert de Bois-Gencelin en faveur de l'abbaye de la Noë.

En décembre 1246, le roi Louis IX donna, aux religieuses de Maubuisson, le revenu de 866 acres en forêt de Breteuil. Dans cette contenance étaient comprises les 43 acres de Pont-Thibout.

Dix ans plus tard, l'abbesse de Maubuisson vendit à l'évêque d'Evreux les 43 acres de terre du Pont-Thibout qui étaient louées six livres et quinze sols. Mathieu, évêque d'Evreux, dans une charte de 505, cite sa villa ou sa ferme du Pont-Thibout.


LA ROSIÈRE

En 1470, Guillemot de la Rosière, seigneur du lieu, est noté absent à la montre tenue à Beaumont-le-Roger, ce qui est naturel puisqu'il s'était présenté à celle d'Argentan.

Guillaume Labbaye de Merlerault, sieur de la Rosière est anobli en 1525.

En 1562, les hoirs de défunt Philippe Labbay, seigneur du fief de la Rosière, sont taxés à 19 livres.

Labbey, sieur de la Rosière, est maintenu le 4 mars 1668. Ses armes sont : un sautoir d'argent accompagné de trois rayons d'or, hissants du chef.


LA ROUILLARDIÈRE

En 1227, Jean Chevreuil, fils de Giclement, donne deux acres et demie de terre dans la queue de Rouillard à l'abbaye de la Noë. Gislebert des Essarts donne, au prieuré de la Poultière, en 1273, vingt sillons de terre à la Rouillardière.

En 1454, les héritiers d'Étienne Rouillard tenaient la vavassorerie de la Rouillardière.

À la montre de Beaumont, Jehan du Val, seigneur de la Rouillardière, produisit un contrat constatant qu'il s'était présenté à la montre de Verneuil.

Nicolas de Bardouf tenait, en 1612, la vavassorerie de la Rouillardiére.


LES SALLES

Ce fief appartenait, en 1515, à Jehan du Val. Il passa ensuite à la famille Durand, par le mariage de Jeanne du Val avec Esmond Durand, sieur du Mesnil et de la Herpinière, capitaine de la tour grise de Verneuil.

François Durand, fils d'Esmond, eut après lui les Salles.


LE PRIEURÉ SAINT MARTIN

Il y avait autrefois, à Francheville, un prieuré bénédictin placé sous l'invocation de Saint-Martin et dépendant de l'abbaye de Saint-Lomer de Blois. Ce vocable martinien permet de penser qu'il s'agissait d'une fondation pieuse de grande ancienneté. Les prieurs étaient nommés, aux XVIIe et XVIIIe siècles, par l'abbaye de Lyre qui y plaça plusieurs de ses religieux.

En 1600, dom Georges de Bardouff, religieux profès de Lyre l'avait obtenu par résignation de dom Jean Aussour. Cette possession lui fut disputée, en particulier par dom Martin Leroy, prêtre prieur claustral de Lyre. Le 4 mai 1642 il assiste, avec le titre de prieur de lyre et de Francheville, au mariage de sa cousine Marguerite de Bardouff, fille de Georges de Bardouff, sieur de la Rouillardiére.

Fin 1660, le prieuré est vacant par démission de Jacques de Chevestre, curé de Cintray. Le 27 septembre 1661, il est conféré à frère Jean-baptiste de Sageon, religieux profès de Saint-Benoît. Puis conféré, le 28 janvier 1662, à dom Pierre de Boscregnoult qui le cédera, le 30 mai 1667, à Jean-baptiste de Sageon qui s'en trouve, de nouveau, le paisible bénéficiaire... Comme les archives nous l'apprennent, ces querelles de succession étaient courantes sous l'ancien régime.

En 1683, le prieur de Saint-Martin intente un procès au curé de Francheville, à propos de préséance et de dîmes.

À la fin du XVIIIe siècle, ce prieuré avait six cents livres de revenus et dépendait de l'élection de Verneuil et du doyenné de L'Aigle. En 1779, il était à la nomination de l'évêque de Blois et valait douze cents livres de revenus. Durant la Révolution, le prieuré est vendu comme bien national, en 1791 : une acre de pâture sur laquelle sont édifiés tous les bâtiments nécessaires à l'exploitation d'une ferme dépendant du prieuré de Saint-Martin, dont était titulaire Bévy historiographe de france, estimé à trois mille neuf cents livres. L'acquéreur en fut Jean Ernault de la Gériaye, issu d'une vieille famille de Francheville.

Depuis, le prieuré Saint-Martin a disparu et ses anciens bâtiments forment deux propriétés distinctes.

  PERSONNALITÉS

 

 
Modeste LEROY

MODESTE LEROY

Modeste Leroy, né à Evreux le 22 mars 1855, fait ses études à Paris, successivement au Lycée impérial Louis-le-Grand puis à la faculté de droit.

S'orientant très tôt vers la politique, Modeste Leroy est élu en 1893 député de la deuxième circonscription de l'Eure, sous l'étiquette républicaine. Il est conseiller général de Conches et conseiller municipal de Francheville. Il participe grandement au développement du socialisme et du radicalisme dans le département de l'Eure où il est très célèbre au début du siècle. Il attache, par ailleurs son nom aux problèmes d'éducation scolaire et particulièrement à l'enseignement technique dont il fut l'un des plus actifs promoteurs. Il consacra à ce sujet deux ouvrages : la réforme de l'enseignement secondaire, en 1886 et Vers l'éducation nouvelle, en 1906.

Le domaine du Tremblay, que son père avait construit et dont il hérita, devint sa résidence en dehors des sessions parlementaires et il aimait y séjourner. C'était à l'époque une propriété magnifique, ordonnée et entretenue. Elle reçut, lorsque Modeste Leroy eut atteint la célébrité, nombre de visites d'hommes politiques éminents.

Un article, paru dans le bulletin municipal de Verneuil sur Avre en 1974, évoque ses séjours au Tremblay :

« Modeste Leroy aimait beaucoup cette demeure familiale et l'entretenait avec goût. C'était une demeure ouverte à tous, aux pêcheurs l'été, aux ménagères de Mandres qui, deux fois l'an, faisaient sous le lavoir bien aménagé leur grande lessive, aux élèves de l'école des Roches qui y venaient camper, aux ramasseurs de champignons et de bois mort. Modeste Leroy aimait beaucoup les rapports humains quels qu'ils fussent et nombreux étaient les habitants des environs qui venaient le consulter comme un ami de longue date, ayant l'autorité nécessaire pour apaiser des discordes entre voisins, donnant un conseil utile à celui-ci, à celui-là.

Il arrivait au Tremblay vers la mi-juin. Avec Clovis Piche, un artisan de Francheville, il visitait les fermes, voyait les réparations faites ou à faire. Avec les fermiers, il parcourait les prairies, en faisait nettoyer les rigoles, tout cela en propriétaire averti, économe, soucieux de son bien.

En juillet, il accueillait la famille. En août, c'était les réceptions d'amis, J. Carcopino, R. Desclos conseiller général. Ensuite les amis ébroïciens et de l'école professionnelle, enfin les anciens parlementaires G. Clémenceau, L. Barthou, A. Briand ou des députés en exercice C Briquet, E. Herriot, P. Mendès-France.

En septembre, ouverture de la chasse avec ses amis de Verneuil, Breteuil, Francheville et Mandres, tous fervents de ce sport, heureux du déjeuner traditionnel, un déjeuner entre hommes.

L'automne venu, Le Tremblay se repliait sur lui-même. C'était la saison où son propriétaire l'appréciait le plus : longues promenades dans les bois et les champs où les fermiers rentraient les pommes de terre, labouraient, semaient à la volée ; quelques visites dans les environs ; des recherches dans les journaux locaux, aux Archives, pour son dernier ouvrage " Dans l'Eure ". Il repartait en novembre, après la Toussaint ».

Modeste Leroy meurt à Cannes, le 25 décembre 1934. Ses obsèques civiles ont lieu à Évreux le 31 décembre, suivies par une très nombreuse assistance. Plus de cinquante ans après sa disparition, grâce à ses nombreux bienfaits et à sa grande simplicité, son souvenir demeure vivace dans le coeur des anciens de Francheville.


ABBÉ SIMONS

ABBÉ SIMON

Né à Hanswert, petit village sur une île du delta de l'Escaut, au coeur de la Zélande, le 25 juillet 1910, Jean Simons est arrivé en France, à Evreux, en 1933, pour y terminer ses études.

Ordonné prêtre en 1937, il est nommé successivement au Neubourg, à Navarre, aux Baux de Breteuil, et en 1947 à Francheville, où il y restera 38 ans, et c'est en 1985 qu'il retourne dans sa Zélande natale pour une retraite active, notamment à l'hôpital de Ferneuzen.

À son arrivée à Francheville, il trouve une église et un presbytère délabrés et une communauté réduite. La tâche est grande mais le nouveau curé fait preuve de beaucoup de courage et d'une forte volonté.

Jusqu'à son départ, en 1985, l'abbé Simons consacra une grande part de son temps, tout son talent et son sens artistique à transformer l'église de Francheville en un lieu où l'on aimerait venir se recueillir.

Les transformations qu'il opéra dans l'église Saint-Martin concernent :

- la statuaire
Remplacement des moulages de plâtre par des sculptures des XVe et XVIe siècles, qui dormaient dans les greniers ou le clocher, et pour leur mise en valeur, installation sur des socles de pierre. Particulièrement remarquable, une sculpture retrouvée sous un banc de la nef et représentant Saint-Léonard-de-Noblac, patron des prisonniers, dont un couple enchaîné semble invoquer l'assistance.
Transfert au centre du rétable, à la place d'une toile en mouvais état, d'un très beau calvaire en bois - représentant le Christ entre Marie et Madeleine - mal placé sur la poutre de gloire.
Commande à Bernard Augst, élève des Beaux-Arts de Rouen et fils d'un professeur de l'école des Roches de Verneuil, en 1954, des statues de Saint-Antoine et Sainte-Thérèse, ainsi que des stations du Chemin de croix, en terre-cuite.
- La peinture
Se résume en une reproduction de la Descente de croix de Lorenzantti due à un peintre franchevillais, Robert Ladou à qui on doit également les anges musiciens placés devant l'orgue.
- les vitraux
Le premier remplacé est celui qui domine les fonds baptismaux, précédemment détruit par la foudre. Dû à Bernard Augst il illustre le baptême et la résurrection. Ensuite viennent ceux qui sont situe à gauche de l'entrée, jusqu'à la chapelle de la Vierge : vitraux non figuratifs, aux tons dorés et chauds où dominent le jaune et le rouge. Quant aux quatre vitraux de droite, objet d'un concours, ils symbolisent les quatre saisons.
Tous ces vitraux ont été taillés à la main, dans du verre de 2.5 cm d'épaisseur provenant de Saint-Just-sur-Loire, puis coulés dans du ciment liquide.

Église Saint Martin

L'abbé Simons se plaît à reconnaître l'effort important consenti par la municipalité actuelle, et son maire José Haas, pour la restauration du patrimoine franchevillais, avec l'aide des subventions départementales ou régionales, en particulier en ce qui concerne :

- la remise en état de l'arc triomphal d'époque Renaissance séparant le choeur de la nef, qui menaçait de s'effondrer, ainsi que du contrefort sud correspondant, qui était miné à sa base,
- la restauration de deux vitraux de la seconde moitié du XIXe siècle,
- l'installation d'un système électronique de sonnerie des heures et angélus, d'une grande précision,
- l'illumination extérieure de l'église,
- la restauration du beffroi et la mise en place d'une troisième cloche.

Nous pouvons être reconnaissants envers l'abbé Simons d'avoir contribué à ce que Francheville s'enorgueillisse aujourd'hui d'une des plus belles églises de notre canton.


 
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